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Histoire de la commune

Travers

Commune du canton de Neuchâtel,  district du Val-de-Travers. Village sur les deux rives de l'Areuse, comprenant de nombreux hameaux. 1202 Transversum, 1229 Travers. Le village tire probablement son nom de la vallée vallis transversa, mentionnée dès le XIe s., et non l'inverse.  

1457 hab. en 1848, 2152 en 1884, 2032 en 1920, 1641 en 1950, 1206 en 1990. Propriété des comtes de Neuchâtel dès le XIIIe s., Travers fut érigée en seigneurie (avec Noiraigue et Rosières) en 1413 par Conrad de Fribourg.  

D'abord inféodée à Jean de Neuchâtel-Vaumarcus, la seigneurie passa aux mains de la famille de Bonstetten en 1587 puis, dès 1761, à la famille de Sandoz qui la remit au prince en 1827. Eglise dédiée à saint Côme attestée en 1228, devenue temple réformé en 1569 après transformation. Eglise catholique Saint-Joseph construite en 1939. Siège d'une mairie. En 1848, Travers prit une part importante au renversement de l'Ancien Régime et fut, en 1850, la première commune neuchâteloise à se doter d'une municipalité d'inspiration républicaine.  

Au milieu du XIXe s., la tradition agricole de Travers céda le pas à une industrialisation progressive marquée par l'établissement de manufactures horlogères et surtout par l'exploitation systématique du grand gisement d'Asphalte identifié en 1711 à la Presta. Le passage de la ligne ferroviaire Neuchâtel-Pontarlier dès 1860 et le choix de Travers comme tête de ligne du Régional du Val-de-Travers en 1883 contribuèrent également au développement économique de la localité.

En 1865, un incendie détruisit 101 maisons et la reconstruction du village accentua encore la vocation industrielle de Travers Depuis 1975, Travers a peu à peu perdu la plupart de ses entreprises et s'est transformé en un village résidentiel dont les habitants travaillent hors de la localité. Les nombreuses fermes isolées de la commune maintiennent cependant la présence d'une forte activité agricole.


photo:françois charrière

Bibliographie

MAH NE, 3, 1968, 17-27

Auteur : Jean-Pierre Jelmini (né à Travers en 1942): Travers in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS),

http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F2881.php

Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), Hirschengraben 11, case postale 6576, 3001 Berne

Tél. +41 31 313 13 30, fax +41 313 13 39, mail: info@dhs.ch, www.dhs.ch

Berne, février 2006

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Ouvrage sur Travers et du Val-de-Travers

La plaquette du 800e anniversaire de la Commune de Travers est à vendre à l’Administration communale.

 

« Travers 1202-2002 », Jean-Pierre Jelmini et Eric-André Klauser. 2002 Neuchâtel, Suisse.

« Le Val-de-Travers, une région, une identité », Editions Gilles Attinger 2008, Hauterive, Suisse 

En vente à l'Administration communale de Travers


Site Internet

Données sur la commune de Travers

La commune de travers mesure 24’559’380 m2. Elle est limitée à l’Ouest par celle de Couvet, à l’Est par celle de Noiraigue, au Nord par la Brévine et les Ponts, et au Sud par le canton de Vaud.

La montagne Nord est très étendue, le point le plus élevé est le Crêt-du-Sapel (1212m.). Au Nord-est le Mont, les Parcs, les Emposieux, Vers-chez-Chopard, puis le Crêt pellaton, Rothel, Hartat ou Reta, les Rots, la Prise Joly et la Combe Jeanneret... etc.

Du côté nord et nord-est de Travers, le hameau central est le Sapel (1212m.), Roumaillard, le Prérond, le Gicle, la Mossa, le Monsegand, Roumaillard-dessus.

Au pied de la montagne nord, on rencontre en partant du Bois-de-Croix, maison sur limite de Couvet: la Combe Bayon ou Vaubayon, siège de la première fabrique d’asphalte de 1807 à 1813, les Jotta dessus et dessous, le Crépon, le Plan-du-Four, la petite Côte (820 m.)

L’un des principaux hameaux est Vers-chez-le-Bois, lieu le plus anciennement habité du vallon, et à quelque distance à l’ouest se trouve Chaintin.

Le plateau de la montagne sud est beaucoup moins étendu. On y trouve les Planes (1057 m.), le Rhédoz, le Haut-de-la-Côte, le Coeuffier.

Le Soliat, Chalet au-dessus des rochers du Creux-du-Van fait partie du territoire de Travers.

Au pied de la montagne sud, dès le pont sur l’Areuse, on y trouve le hameau Sur le Vau (729 m.), le Vanel, Vers-chez-Montandon, les Lacherelles.

Enfin sur le penchant occidental de la montagne dite Rorthier, qui ferme le vallon à l’est se trouve les Oeillons-dessus et dessous, et les Oeillons-Matile.

Au sud-ouest du village les Crozats, la Prise Junod (797 m.), la Prise Perrinjaquet, la Coué 731 m.), la Belletat, les Grands Champs, Mosset, et la Mine d’asphalte.

Sur la route de Travers à Noiraigue Crève-Coeur, les Quarres, le Crêt-de-l’Anneau (737 m.).

Le village même occupe le fond de la vallée. Il est bâti en partie sur les bords de l’Areuse (hauteur moyenne 729 m.)

La partie Est, comprend le Quartier de la Poste, celui de la Promenade, le Quartier neuf et le Quartier de la Gare. La partie centrale du village est désignée sous les noms de Quartier de l’Abbaye, la Place de l’Ours, Quartier Miéville, les Ecouarrons et le Quartier dit «des Moulins» où il n’existe plus de moulins détruits par l’incendie de 1865.

Sur le côté sud de l’Areuse, le Quartier dit «du midi du pont», le Haut-du-Coin et Vers-chez-Blanc. Ces postions sont reliées au village par un pont jeté sur l’Areuse et construit en 1665 avec quatre arches de dimensions inégales.

Les points de vue sont nombreux. Le principal et le plus visité est le Creux-du-van (réserve naturelle), les Oeillons, avec Signal, le Monsegand, avec vue sur l’entier du vallon, les Ecuries de Chaintin, grottes peu profondes dans les rochers d’où l’on aperçoit Noiraigue et une partie du Vignoble. Les Mines d’asphalte, au nord-est du Bois-de-Croix où l’on peut découvrir facilement dans la forêt, les traces de la première exploitation de l’asphalte. Les gorges de l’Areuse, en partant du hameau de «Sur-le-Vau» en direction de Noiraigue aboutissant à Boudry.


texte:inconnu